Mes Concerts
🎸 Jouer seul, c’est déjà cool… Mais jouer en groupe, c’est là que ça commence vraiment à vibrer.
Quand tu joues dans ton coin, tu peux t’autoriser des petits écarts, ralentir, accélérer, rater une note ou deux. Pas grave, tu ne te grilles qu’avec toi-même.
Mais en groupe, fini la rigolade : tout repose sur la cohésion, et particulièrement sur le binôme rythmique basse-batterie. C’est le moteur du groupe. Si le moteur tousse, tout le reste cale.
👉 Il faut jouer juste, tenir le tempo, ne pas accélérer ni ralentir au milieu d’un morceau — même si l’excitation monte. Et on s’écoute. On se corrige. On progresse ensemble.
C’est là que ça devient beau : une bande de musiciens qui se tirent vers le haut, chacun apportant son groove, ses failles, ses trouvailles.
Et puis un jour, on se sent prêts. Alors on saute le pas, on monte sur scène.
La scène, c’est un drôle de monde… Certains ont les mains moites, d’autres le ventre à l’envers. Certains filent aux toilettes toutes les 5 minutes — les fameux « Wouawouas », sanctuaire des artistes stressés.
Moi ? Rien. Zéro trac. La scène, c’est juste une répète… avec un peu plus de gens dans la salle. Enfin… presque.
Je me souviens d’un concert à L’Ange de Guebwiller.
Ce soir-là, la moitié du public, c’était des amis et de la famille. Assis à table, posés comme devant la télé, les yeux rivés sur moi. Là, j’avoue, j’ai flanché un peu. Les deux premiers morceaux ? Trou noir. Heureusement que j’avais ma tablette avec les partitions, sinon j’aurais improvisé un solo de panique.
Mais une fois lancé, tout s’aligne. Le trac s’évapore, la musique prend le relais, et le plaisir revient, plus fort, plus pur. On entre dans le flux. On se lâche.
Et c’est là que ça devient magique.
🎶🎸🎶🎸🎶 Pour avoir un bon son, mettez un casque 🎶🎸🎶🎸🎶



